Le burn-out

Écrit par les experts Ooreka
Femme seule salle reunion

Le travail en entreprise peut être vécu agréablement au quotidien. Cependant, lorsque le malaise s'installe (remaniement des effectifs, changement de direction, charge de travail trop importante, mauvaise ambiance...), il peut occasionner démotivation, fatigue nerveuse, stress, ennui, dépression, absentéisme et, dans les cas extrêmes, des suicides.

Le burn-out est un stade critique dans l'évolution du stress qu'il ne faut surtout pas négliger. Quelques informations utiles pour apprendre à le déceler...

Le « burn-out » : du stress à l'épuisement

Le burn-out, c'est quoi ?

Le burn-out est étroitement lié au stress. Le terme est apparu, pour la première fois en 1980, suite à divers travaux d'expérimentation conduits par Herbert J. Freudenberg, psychanalyste américain à qui nous devons cette terminologie venant de l'anglais « to burn » : brûler. Le terme burn-out désigne littéralement l'action de se consumer. En Français on parle de syndrome d'épuisement professionnel.

La Haute autorité de santé (HAS) définit le burn-out comme étant « un véritable syndrome qui se traduit par un épuisement physique, émotionnel et mental profond, causé par un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes ».

Pour résumer, nous pouvons dire qu'une personne qui subit un stress qu'elle n'arrive plus à gérer se sent à un moment donné tellement perturbée qu'elle a l'impression de ne plus pouvoir faire face au moyen de ses propres capacités : elle atteint le stade de burn-out qui est le stade extrême d'un stress trop intense.

Qui est concerné ?

Dans le milieu professionnel où il sévit principalement – mais on peut aussi le rencontrer chez un parent au foyer qui n'arrive plus à faire face devant la multitude des tâches et à s'occuper de ses cinq enfants sans se faire aider – le burn out donne un sentiment d'épuisement.

Il touche toute personne soumise à trop de pression, qu'elle soit employée ou cadre d'entreprise.

Attention si :

  • Vous vous sentez anormalement fatigué depuis longtemps.
  • Vous n'avez plus goût à rien et avez du mal à vous lever le matin pour aller travailler.
  • Votre rendement professionnel diminue alors que vous passez de plus en plus de temps au travail...
  • Vos troubles de concentration ou mémorisation s'accentuent (confusion mentale) et vous n'arrivez plus à vous exprimer clairement...

Que faut-il faire ?

Un petit bilan médical s'impose pour faire le point.

Le burn-out est plus difficile à gérer que le stress, car on atteint déjà un stade pathologique. Même si vous pouvez entamer des formations pour gérer votre stress et revoir votre hygiène de vie, l'urgence du moment est de consulter un médecin et/ou d'entamer une psychothérapie.

La HAS préconise l'arrêt de travail, le recours à des méthodes psychothérapeutiques ou psychocorporelles (thérapies cognitivo-comportementales, relaxation, méditation, pleine conscience...), voire l'intervention d'un psychiatre pour les cas les plus graves.

Bon à savoir : le décret n° 2016-756 du 7 juin 2016 facilite la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle (en aménageant en ce domaine la compétence des comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles). Cette reconnaissance permet d'augmenter les droits des salariés, mais surtout de faire participer financièrement les employeurs, par le biais des cotisations AT-MP « accidents du travail-maladie professionnelle ».

Quelles solutions pour éviter le burn-out ?

Voici quelques pistes de réflexion. Plus que des « recettes magiques », ces pistes vous permettront de rester vigilant et de ne pas attendre que votre équilibre physique soit malmené pour prendre les mesures nécessaires :

  • Apprendre à s'organiser dans le temps et l'espace : il existe de très bonnes formations en gestion du temps.
  • L'organisation nécessite aussi de savoir déléguer les tâches – au travail comme à la maison. Si malgré une bonne organisation, la charge de travail est trop importante pour vous seul, parlez-en à votre employeur : une réorganisation, l'embauche d'une personne supplémentaire, etc. peuvent s'avérer indispensables.
  • Apprendre à relativiser. Nous vivons dans une société où il est important d'être à son avantage en toutes circonstances. Ainsi, une mère de famille subira la pression sociale, si elle fait trop souvent garder son enfant : elle s'impose donc un rythme effréné pour pouvoir assumer tout, toute seule. Il faut parfois se demander s'il n'est pas utile de faire garder son enfant une heure de plus et de vivre pleinement les heures suivantes avec lui, sans ramener la nervosité et le stress chez soi. Apprendre à relativiser, à lâcher prise aussi de l'opinion des autres.
  • Trouver du temps pour soi. Même si vous avez un planning de ministre, trouvez un moment dans votre emploi du temps pour faire quelque chose qui vous plaise et qui sera bon pour votre détente : sport, danse, massages, relaxation...
  • Prendre les mesures nécessaires quand il le faut. Si vous êtes soumis à trop de stress et que vous sentez que la fatigue physique et la fatigue nerveuse se sont installées, prenez rendez-vous avec votre médecin pour en parler. Vous éviterez ainsi que le stress vous épuise totalement.

Bon à savoir: La loi Travail du 8 août 2016 institue pour le salarié un « droit à la déconnexion » (article L 2242-8 7°) du code du travail). Il a pour objectif « d'assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale », et fait l'objet d'une négociation annuelle obligatoire dans chaque entreprise (à défaut, une charte doit être mise en place par l'employeur après consultation des IRP).

Toutes ces méthodes peuvent être mises en place grâce à un coaching personnel.


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